Immobilier et accession à la propriété (28/04/2010)

Suite à la récente baisse des taux, les transactions immobilières ont augmenté, dopant ainsi le pouvoir d’achat, même si les prix sont cependant repartis à la hausse aujourd’hui. Une aubaine pour les vendeurs, mais aussi dans une certaine mesure pour les acheteurs.

Selon de récents sondages, 3 ménages sur 4 estiment que c’est la période idéale pour accéder à la propriété (étude BVA-Seloger.com). Environ 7 millions de français seraient prêts à investir avant la fin de l’année. Certains en ont déjà profité, ce qui a contribué à la fois à la hausse des prix à Paris et ses alentours et à leur baisse dans certaines régions.

La récession économique (ainsi qu’une certaine désaffection pour l’immobilier et la frilosité des banques lors de l’octroi des prêts) a fait que les taux ont perdu plus d’1 point en moins d’1 an : on pouvait encore négocier un prêt à 3,50% à taux fixe sur 20 ans en Mars dernier (2,50% en taux variable). Alors que début 2009, les taux se situaient aux environs de 4,70%.

Une telle situation, dopant le pouvoir d’achat des investisseurs souhaitant devenir propriétaires, ne s’était pas observée depuis 2005. « La pierre est redevenue une valeur refuge » selon Laurent Vimont, président de Century 21, où une hausse de 38% sur un an des transactions immobilières a été observée. Les transactions ont augmenté de 30% chez Orpi. Stéphane Vié, son président, a déclaré que cette reprise des transactions immobilières avait tendance à rassurer les vendeurs, qui avaient craint une chute vertigineuse des prix.

Toutefois, cette reprise des transactions risque engendrer la remontée des taux vers la fin de l’année. De plus, les aides à l’accession seront réformées : la defiscalisation des intérêts d’emprunt et le doublement du prêt à taux zéro ne seront plus possibles. Et quand bien même il apparaîtrait opportun d’investir maintenant, les problèmes pour les acheteurs sont toujours les mêmes : le chômage soudain et la variation des prix… d’autant plus que les prêts immobiliers sont très longs, de part les sommes engagées.

Source : leparisien.fr